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7ème Sommet des think tanks d’Afrique Communiqué

Virtuelle
23 nov, 2020

Préambule

  1. Nous, les think tanks africains et les délégués au 7ème Sommet des Think tanks d’Afrique, nous sommes réunis virtuellement du 18 au 19 novembre 2020. Nous achevons notre Sommet 2020 sur le thème « Mise en oeuvre de l'Accord sur la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) : évaluation de l'état de préparation des pays et implications pour le renforcement des capacités » et souhaitons exprimer notre profonde et sincère appréciation à la Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique (ACBF) pour l'organisation de ce Sommet en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD), la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), la Banque islamique de développement (BID), la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), la Commission de l'Union africaine (CUA), le Centre de Coopération internationale de la Commission nationale chinoise pour le développement et la réforme (ICC-NDRC), le Centre de développement de l'Organisation de coopération économique (OCDE-Dev), l'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale (IDEA international), la Southern Voice, et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
  2. Nous notons que le Sommet nous a donné l'occasion aux parties prenantes et partenaires au développement d'avoir une bonne compréhension des défis en matière de capacité posés par la COVID-19, des facteurs affectant l'état de préparation des pays et des insuffisances en capacités non seulement des gouvernements mais d'autres parties prenantes clés – le secteur privé, les PME, la société civile, les communautés économiques régionales et l'Union africaine. Le Sommet nous a également permis d'identifier les actions, y compris les programmes prioritaires de renforcement des capacités nécessaires pour remettre la ZLECAf sur les rails et renforcer les capacités des principales parties prenantes (gouvernement, secteur privé, PME, société civile, communautés économiques régionales et Union africaine) pour améliorer la préparation du pays.
  3. Nous reconnaissons que les défis de la COVID-19 peuvent être surmontés et que la ZLECAf, si elle est proprement adoptée par les pays et mise en œuvre comme prévu, pourrait aider l'Afrique à réaliser l'avenir que nous voulons : « une Afrique intégrée, prospère et pacifique ». C'est un rêve commun qui sous-tend l'Agenda 2063 et les objectifs de développement durable.
  4. Nous notons que les think tanks de l’Afrique sont capables et prêts à jouer un rôle essentiel en aidant les pays africains à s'attaquer aux problèmes de mise en œuvre de la ZLECAf grâce à la conception et à la mise en œuvre de politiques fondées sur des données factuelles, à la fourniture de plates-formes pour l'engagement des parties prenantes, le dialogue, le plaidoyer et les activités de renforcement des capacités pour les acteurs étatiques et non étatiques ainsi que leur suivi et évaluation pour évaluer les progrès de la ZLECAf.

Think tanks africains et la mise en mise de la ZLECAf

5. Tout en réitérant notre profonde préoccupation concernant les défis auxquels est confrontée la mise en œuvre de la ZLECAf et l'impact négatif de la pandémie de la COVID-19, nous reconnaissons le besoin urgent de renforcer les capacités pour améliorer l'état de préparation des pays et remettre la ZLECAf sur les rails.

6. Nous reconnaissons que les think tanks devraient être à l'origine des politiques de domestication de la ZLECAf, de sa mise en œuvre et de son suivi et évaluation aux niveaux national, régional et continental.

7. Nous nous engageons à continuer de fournir des conseils sur les options politiques et les solutions innovantes disponibles pour fournir des solutions aux défis de la mise en œuvre de la ZLECAf en utilisant les connaissances et le réseautage tout en élargissant notre portée aux acteurs politiques et en rendant nos recherches accessibles dans ce domaine.

8. Nous encourageons les gouvernements africains et les principales parties prenantes, en particulier le secteur privé, à travailler avec les think tanks africains et les institutions de renforcement des capacités pour soutenir le développement, la rétention et l’utilisation des compétences pour développer des politiques et des interventions locales en vue du de la mise en œuvre effective de la ZLECAf.

9. Nous recommandons que les think tanks soient soutenus dans la conduite d'études stratégiques sur les insuffisances de capacités humain, institutionnel, et de leadership transformateur auxquels le continent est confronté et de partager les bonnes pratiques sur la façon de les combler pour faciliter la mise en œuvre efficace de la ZLECAf.

10. Nous sollicitons l'ACBF de coordonner le développement des interventions de renforcement des capacités pour combler les lacunes dans les domaines clés identifiés tels que la cartographie des interventions de la ZLECAf, la sensibilisation, l'engagement et la préparation opérationnelle, le développement du capital humain et des compétences, la capacité numérique, le soutien institutionnel et stratégique, le partage des connaissances et le plaidoyer basé sur la stratégie de l'ACBF pour accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf en Afrique.

Feuille de route

11. Nous, think tanks et délégués, notons que le Sommet 2020 des think tanks d’Afrique a offert une occasion unique d'engager des discussions ouvertes et approfondies sur un large éventail de problèmes critiques affectant la mise en œuvre de la ZLECAf et le rôle des think tanks, ce qui facilitera le développement de solutions mutuellement convenues.

12. Nous appuyons la proposition et demandons à l'ACBF, en tant qu'agence spécialisée de l'Union africaine pour le renforcement des capacités, de coordonner une approche panafricaine des futurs efforts de renforcement des capacités.

13. Nous demandons en outre un soutien continu à l'ACBF et aux autres sponsors des think tanks pour leur permettre de créer de nouveaux think tanks, de renforcer les capacités des think tanks existants et de veiller à la convocation de plateformes telles que les Sommets des thinks tanks d’Afrique et à l’appui aux réseaux tels que le Réseau des think tanks africains.

14. Nous sommes encouragés de savoir que les principaux partenaires tels que l’Afreximbank, la BAD, la BADEA, la BID, la CEA, la CUA, l'OCDE-Dev, le PNUD, sous la coordination de l'ACBF, convoqueront un colloque pour veiller à ce que les principales recommandations du Sommet soient appliquées et / ou pris en considération par les parties prenantes concernées.

Présenté le 19 novembre 2020

Ken Ofori Atta

Le partenariat entre le Ghana et l'ACBF est une formidable bénédiction pour nous et l'occasion pour le Ghana d'accueillir la 26e Session du Conseil des Gouverneurs de l'ACBF est donc une chose qui nous tient à cœur.


Honorable Ken Ofori Atta, Ministre des Finances du Ghana et actuel Président du Conseil des Gouverneurs de l'ACBF
Goodall Gondwe

L'Afrique a autant besoin de l'ACBF maintenant qu'au moment de sa création en 1991, et probablement plus.


Honorable Goodall Gondwe, ancien Président du Conseil des Gouverneurs de l'ACBF et Ministre des Finances du Malawi
Lamin Momodou

À notre avis, les réalisations remarquables de l'ACBF au cours des 26 dernières années ne sont pas fortuites. Elles sont le fruit d’un travail acharné, du dévouement, de l’engagement, d’un leadership déterminé, de l’appui des pays membres et d’un partenariat productif.


M. Lamin Momodou MANNEH, Directeur du Centre de service régional du PNUD pour l'Afrique
Erastus Mwencha

La reconnaissance de l'ACBF comme Agence spécialisée de l'Union africaine pour le renforcement des capacités inaugure une nouvelle ère de renforcement des capacités par l'ACBF qui nécessitera un niveau d'engagement politique et un soutien financier appropriés de la part de toutes les parties prenantes.


S.E. Erastus Mwencha, Président du Conseil d’administration de l'ACBF
Thomas Kwesi Quartey

L'ACBF a reçu le statut d'agence spécialisée en raison de son potentiel de transformation de l'Afrique par le renforcement des capacités.


S.E. Thomas Kwesi Quartey, vice-président de la Commission de l'UA
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